Inauguration de la Résidence Hélène Boucher

AMIENS Un toit pour toutes ces femmes abîmées par la vie

Inaugurée ce mardi 6 octobre, la résidence Hélène-Boucher est, depuis le mois d’avril, devenu un abri sûr pour 57 femmes en difficulté et leurs enfants.

Elle a fait de son petit logement un cocon douillet où vont pouvoir grandir sereinement ses deux enfants, un garçon et une fille âgés de 14 et 10 ans. Cette Arménienne a posé en avril dernier ses valises à la résidence Hélène-Boucher inaugurée ce mardi matin après vingt mois de travaux. « Vous vous sentez bien ici ? », lui demande Nicole Klein, préfète de la région, alors qu’elle visite son appartement en compagnie des élus et des représentants de l’association Agena. Association qui aide dans la région les femmes en difficulté, ou victimes de violences, accompagnées ou non de leurs enfants. « Oui, on est vraiment bien ici, les enfants sont contents », lui répond la mère de famille.

Besoin de protection

Elle, comme 56 autres familles ont pu trouver ici un abri sûr après un partenariat signé entre l’association, qui depuis 2006 cherchait des locaux, et le bailleur social l’OPAC, propriétaire de l’immeuble qui a procédé à sa réhabilitation. Coût des travaux : 3,7 millions d’euros financés par l’État, le conseil régional et le conseil départemental, Amiens métropole et la ville d’Amiens, mais aussi l’Office public de l’habitat. Ils seront remboursés par Agena sous la forme d’une redevance étalée sur 50 ans.

Un investissement qui a permis de regrouper dans cette résidence 27 logements dédiés aux centre d’hébergement et de réinsertion sociale de l’association (accompagnement des femmes et des enfants victimes de violences et ayant besoin de protection), 12 logements pour l’hébergement d’urgence et 18 logements pour la pension de famille (accueil des femmes au faible niveau de ressources dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde). Si la résidence a été pensée de manière à leur assurer une sécurité optimale, les locaux se veulent aussi chaleureux et confortables, avec des espaces de vie collectifs, comme une laverie, « afin de leur donner la possibilité de se poser et d’envisager l’avenir dans de bonnes conditions matérielles », a souligné Patrice Lepage, président d’Agena. Un projet de 9 chambres supplémentaires est déjà à l’étude dans un espace à rénover au rez-de-chaussée de l’immeuble.